Déroulement d’une séance d’ostéopathie – Partie 2, les tests

Dans le cadre du déroulement d’une séance d’ostéopathie, à la suite de l’anamnèse débute la partie composée des tests de reproduction de douleur et des tests ostéopathiques. Je propose au·à la patient·e de se mettre en sous-vêtement, en fonction de la zone à regarder. Il n’est jamais obligatoire de se déshabiller. Pouvoir observer la peau nous apporte parfois quelques informations supplémentaires mais le consentement du·de la patient·e  prime sur cela.

Tests de mouvement et reproduction de douleur

Je demande toujours au·à la patient·e de me montrer où est-ce qu’il ou elle sent sa douleur. Puis, en fonction de la localisation, je cherche d’abord à comprendre quels sont les mouvements ou positions qui reproduisent la douleur et qu’est-ce qui ne pose pas de problème. Cela peut-être des mouvements très généraux comme « se pencher en avant » ou plus précis comme faire contracter le deltoïde, le quadriceps, ou les releveurs du pieds. J’observe également comment le corps bouge mais la sensation verbalisée prime sur les éléments extérieurs que je peux repérer.

Si besoin, j’effectue ensuite des « tests d’exclusions » ou « tests orthopédiques ». Ce sont des tests spécifiques qui ont pour but de caractériser une douleur, toujours dans l’objectif de savoir si l’ostéopathie peut être pertinente pour ce·tte patient·e et son motif, en limitant la perte de chance.

J’ai appris ces tests à l’école, puis j’ai grossi ma boite à outil en faisant des formations sur les troubles vasculaires, neurologiques et sur le fonctionnement de la douleur.

Certains de ces tests servent à élever le doute sur une pathologie, ou au contraire le diminuer. Quoiqu’il en soit, l’ostéopathe n’est pas habilité à donner un diagnostic ! En cas de doute, je réoriente vers le ou la professionnelle compétente qui pourra effectuer des examens et aider la personne.

Tests palpatoires

Je complète mes tests en utilisant cette fois ma palpation. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce n’est pas mon principal outil pour comprendre pourquoi le·la patient·e a mal. Je la fais intervenir en dernier pour ajouter les dernières informations à mon carnet mental.

Cela permet de vraiment cibler l’endroit sensible, parfois aussi de mesurer à quel point je vais pouvoir appuyer ou non. Durant la palpation, je prends les informations sans trop les interpréter : y a-t-il quelque chose d’anormal, ou surprenant ? Chaque personne est unique, c’est pourquoi il faut toujours recroiser les informations. Je compare les côtés gauche et droit et recherche également les pertes d’amplitude articulaire sans tirer de conclusion hâtive. Une perte d’amplitude est plus souvent l’expression d’un souci que la cause. On parlait de prendre du recul sur la biomécanique dans cet article.

Si je le peux, à la fin de mon examen, après l’anamnèse et les tests, je suis en mesure de proposer une hypothèse sur le motif de consultation. Je résume ce que j’ai compris et ce à quoi je pense.

A ce stade, je ne sais pas encore comment va évoluer le symptôme sur les premières techniques. Or, cette réponse est aussi une information capitale. J’explique donc qu’il ne s’agit que d’hypothèses mais j’explique aussi les différents facteurs qui peuvent expliquer le déclenchement de la douleur, et/ou son maintien. J’explique ensuite ce que je compte faire. Je m’assure que le·la patient·e a compris et lui laisse toute la place nécessaire pour me poser des questions.

Ensuite, si il n’y a pas de contre-indication, je commence le traitement en thérapie manuelle. On se retrouve très vite pour en parler dans la partie 3.

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