Le traitement ostéopathique et la fin de consultation
Après l’anamnèse et les tests, je dispose d’assez d’informations pour débuter le traitement. En ostéopathie, nous utilisons la thérapie manuelle pour moduler le symptôme douloureux.

Déroulement du traitement
Il va varier en fonction du·de la patient·e et son motif. Chaque patient·e, chaque corps est une individualité à laquelle le·la praticien·ne doit s’adapter. Adapter le choix des techniques, l’intensité, l’amplitude, la force, l’intensité du toucher.
J’utilise des techniques variées dites « musculaires » (contracté-relâché) ou de mobilisation (en faisant bouger une articulation ou une partie du corps dans un certain sens, à un certain rythme, avec plus ou moins de traction ou d’étirement). J’utilise également, avec l’autorisation de la personne, des techniques de manipulation dites « structurelles » (techniques qui peuvent provoquer un phénomène de cavitation, le bruit de craquement).
Mes mains se placent pour guider mais aussi appuyer à certains endroits en fonction de l’effet recherché. Je contrôle toujours que les techniques ne sont pas, ou peu douloureuses (cela peut dépendre de l’intensité de la douleur de base). Et au bout d’un certains temps, je commence à mesurer l’évolution du symptôme.
Tous les tests effectués au début sont des éléments de comparaison qui me permettent de voir comment change le symptôme au cours de la consultation.
Même si une amélioration, partielle ou complète, immédiate est plutôt bon signe et souvent rassurante, elle ne peut pas être la garantie que tout va rentrer dans l’ordre.
Quand la fin de la consultation approche, nous refaisons les premiers tests de mouvements généraux ou quelques mises en situation précises (monter une marche, ramasser un objet au sol, s’asseoir et se relever etc) pour contrôler l’évolution.

Conseils et conclusion
La dernière partie de la consultation consiste à proposer des conseils au·à la patient·e, afin de pouvoir potentialiser les effets de la consultation, ou mettre en place certaines choses pour éviter un prochain épisode. Les conseils doit être adaptés également, en termes de mise en place, d’outils nécessaires, de temps, d’organisation… et de motivation de la personne !
Un ostéopathe n’est pas habilité à prescrire des exercices.
Je demande ensuite au·à la patient·e s’il a des questions et lui laisse toujours la possibilité de me recontacter si les choses n’évoluent pas comme attendues.
Il est assez peu fréquent que je propose un suivi, je préfère voir comment le motif évolue sur quelques jours et laisser le choix au·à la patient·e. De plus, cela permet de faire le point avant de se revoir en consultation. Pour certains motifs, en cas de non-résultat, je préfère réorienter que refaire une consultation d’ostéopathie. Une douleur qui est modulée par la thérapie manuelle, ou non, c’est également une information très intéressante. Elle permet d’ajuster la réflexion afin de proposer la meilleure solution au·à la patient·e le plus souvent possible. Dans d’autres cas, le suivi peut-être une excellente idée. Aucune consultation ne se ressemble.
Et pour vous, ça se passe comment les consultations d’ostéopathie ?
